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Voiture électrique : la promesse des 800 kilomètres d’autonomie grâce à la batterie « solide »

La mobilité électrique est confrontée à de nombreux défis. On pense notamment à la fiabilité des batteries, au temps de recharge qui est encore bien trop important et à l’autonomie réduite. Actuellement, une Renaut Zoé (la voiture électrique la plus vendue sur le marché européen) permet de parcourir environ 300 kilomètres avec des batteries de 41 kWh. À titre de comparaison, son équivalent thermique c’est-à-dire une Renault Clio (essence) avoisine les 700 kilomètres.

Un seuil psychologique à franchir  

Un gap toujours considérable qui crée une barrière psychologique chez le consommateur et qui empêche (pour le moment) ce marché de réellement décoller. En France, bien que les ventes aient progressé de 13% en 2017, elles ne représentent que 1,2% du total des voitures neuves commercialisées.

Les constructeurs sont bien conscients de ce problème et développent de nouvelles technologies qui permettent à court terme d’améliorer la densité énergétique des batteries. Prenons l’exemple de la Tesla Model S. Cette voiture emblématique était disponible lors de son lancement en 2012 avec une batterie de 40 KW  – qui offrait environ 200 km d’autonomie. Six ans plus tard, la version « d’entrée de gamme » est dotée d’une batterie de 75 kWh et la version haut de gamme atteint les 100 kWh.

La batterie solide 

Pour ce qui est du moyen d’augmenter l’autonomie plusieurs pistes sont envisagées. L’une d’elles est la batterie dite « solide ». Actuellement, une batterie classique dispose d’ions qui se déplacent d’une électrode négative vers une électrode positive via de l’électrolyte liquide (une substance conductive). Le concept de la batterie solide est de remplacer l’électrolyte par un composé solide afin d’utiliser de nouveaux matériaux qui amélioreraient l’autonomie des véhicules électriques. 

Henrik Fisker, créateur de la marque automobile éponyme et ex-designer d’Aston Martin indique avoir développée une telle batterie qui offre 800 km d’autonomie pour une durée de vie de 1000 cycles, soit le double de ce qui se fait actuellement. Il ne reste donc plus qu’à vérifier la fiabilité de cette batterie et de lancer la production de masse. Sur ce point, Fisker tablerait sur 2023.

En attendant, la marque profite de ce coup de projecteur techno pour mettre en avant sa EMotion, une luxueuse sportive disponible aux US courant 2019 qui réaliserait le 0 à 100 en 3 secondes avec une vitesse max de 260 km/h pour une autonomie annoncée de 640 km (avec une batterie de 143 kWh). Une version encore plus confidentiel de cette EMotion dotée d’une batterie solide pourrait voir le jour en 2020.

Source : https://www.cnetfrance.fr/news/voiture-electrique-la-promesse-des-800-kilometres-d-autonomie-grace-a-la-batterie-solide-39873851.htm#xtor=RSS-300021