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Le ransomware WannaCry de retour pour frapper Boeing

Le ransomware WannaCry de retour pour frapper Boeing

Boeing aurait été frappé par le virus WannaCry mercredi. C’est ce que rapporte le Seattle Times selon lequel l’attaque de ce ransomware pourrait affecter la production de l’avionneur.

D’après l’article, c’est une note envoyée Mike VanderWel, ingénieur en chef de Boeing Commercial Airplane, qui a sonné l’alarme. « Il se métastase (le virus, ndlr) rapidement à partir de North Charleston et je viens d’entendre que 777 (outils automatisés d’assemblage de longerons) sont peut-être hors service », écrivait-il. Il fait aussi part de son inquiétude quant au fait que le virus puisse toucher l’équipement utilisé dans les tests de fonctionnalité des avions et potentiellement « se propager aux logiciels de l’avion ».

Peu d’impact selon Boeing

Un porte-parole de Boeing a déclaré que certains articles sur l’incident étaient inexacts et exagéraient sa gravité. « Notre centre de cybersécurité a détecté une intrusion limitée d’un malware qui a affecté un petit nombre de nos systèmes », a déclaré Linda Mills, vice-président de la communication pour les avions commerciaux de Boeing. « Il y a été remédié et il n’y a aucun problème de production ou de livraison ».

Baisse des infections depuis juillet 2017 

Rappelons qu’un ransomware est un logiciel malveillant qui verrouille les fichiers d’un ordinateur jusqu’à ce que la victime s’acquitte d’une rançon. Cet outil a récemment fait parler de lui avec les attaques WannaCry (mai) et NotPetya (juin) qui ont durement frappé des hôpitaux, des banques et des gouvernements dans plusieurs pays. Mais selon un rapport de Malwarebytes paru en début d’année, le taux d’infection avait sensiblement baissé après le mois de juillet.

L’attaque avait été rendue possible par une faille dans des versions anciennes de Windows découverte par l’agence de renseignement National Security Agency avant d’être publiée sur le Net en mai. Auparavant, Microsoft avait déployé un correctif de sécurité pour Windows 7 en mars, mais beaucoup d’utilisateurs ne l’avaient pas installé. En décembre dernier, l’administration Trump avait officiellement accusé la Corée du Nord d’être l’instigatrice de cette attaque au rançongiciel qui avait pris en otage des centaines de milliers d’ordinateurs dans ce qui était la plus grande tentative de cyberextorsion jamais menée.

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Source : http://www.cnetfrance.fr/news/le-ransomware-wannacry-de-retour-pour-frapper-boeing-39866226.htm#xtor=RSS-300021