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[Critique et avis] Ant-Man et la Guêpe ne révolutionne pas Marvel, mais on se marre bien

[Critique et avis] Ant-Man et la Guêpe ne révolutionne pas Marvel, mais on se marre bien

Ant-Man et la Guêpe possède l’envergure et les enjeux typiques d’un film Marvel et transpose tout cela au niveau le plus intime en se concentrant sur les familles pour en faire une ode aux relations père-fille.

 

Cet espace vous protège des spoilers

C’est bon ? Sûr ?  

Ok.

Ce vingtième film de l’univers cinématographique Marvel nous offre un intermède léger qui tombe à point nommé après la grosse charge émotionnelle d’Avengers : Infinity War. Une comédie pleine d’amour avec une intrigue facile à suivre qui en fait l’une des meilleures suites possibles pour l’univers Marvel.

Pendant les deux ans qui ont suivi les évènements de Captain America : Civil War au cours duquel Iron Man et le Captain se sont affrontés sur l’idée de ficher les super héros, Scott Lang, alias Ant-Man (joué par Paul Rudd), a été assigné à résidence.

On le retrouve alors qu’il s’apprête à être libéré et se tient plus que jamais prêt à être le papa-héros que sa fille mérite. Mais après avoir fait un étrange « rêve », il tente de renouer avec Hope Van Dyne et son père Michael Douglas alias Hank Pym. Le duo père-fille se lance dans une mission pour sauver la mère de Hope, Janet Van Dyne (Michelle Pfeiffer), d’une dimension parallèle connue sous le nom de Royaume Quantum.

La grosse différence dans ce film est que la Guêpe est une super-héroïne entièrement costumé joué à la perfection par Evangeline Lilly. Apparue dans Ant-Man en 2015, Hope a totalement embrassé son destin de super héroïne. Elle suit les pas de sa mère en enfilant un costume personnalisé avec des améliorations high-tech (ailes et blasters) dont Scott est jaloux.

L’action d’Ant-Man et la Guêpe se situe un peu avant la fin d’Infinity War. Sans trop en dévoiler, on peut dire que le filme présente une base très scientifique sur la façon dont Hope et Hank croient qu’ils vont accomplir leur mission et revenir de leur épopée sains et saufs, en plus de fournir une trame de fond solide au méchant de l’histoire.

 

Préparez-vous à rire car Ant-Man lui-même demeure furieusement drôle. Les expressions faciales de Rudd sont un élément clé dont il se sert tout au long du film pour ponctuer ses blagues.

Le film nous laisse toujours dans le doute sur la taille réelle des voitures, ce qui donne quelques moments un peu déroutants. Sans parler des blasters du costume de Hope qui crachent des salières et des distributeurs de bonbons Pez. Ce sont ces côtés décalés un peu extravagants qui nous plongent dans une ambiance de bande dessinée et nous ont fait rire aux éclats. Ant-Man et la Guêpe ne se prend pas au sérieux et c’est ce que l’on a aimé.

Luis (joué par Michael Pena), le meilleur ami-colocataire-associé de Scott est toujours aussi hilarant. L’impeccable Walton Goggins campe le méchant Sonny Burch, un gentleman du Sud marchand d’armes parfaitement effrayant. Mention spéciale à Randall Pak qui joue Jimmy Woo, l’agent du FBI le plus tordant que nous ayons vu dans un film.

Mais contrairement au Ant-Man de 2015, ce nouvel opus nous offre un méchant beaucoup plus intéressant en la personne de Ghost (Ava de son vrai nom). Incarné par Hannah John-Kamen, son antagonisme humain est plus marqué que ce que l’on voit habituellemnt dans l’univers Marvel. En un clin d’œil, elle passe de l’assassin borderline à une jeune femme qui cherche seulement régler un problème personnel. On sent en elle la petite fille qui parvient « presque » à nous convaincre qu’elle n’est pas si maléfique. Cette année, avec Kilmonger, Thanos et maintenant Ghost, Marvel est parvenu à résoudre son problème de méchants.

Dans la B.D., Ghost est un homme en colère contre le système capitaliste qui sabote des entreprises, dont Stark Industries, pour le fun et le profit. Dans ce film, Ghost est une femme dont l’histoire authentique et sincère se rattache directement à ce que de nombreux fans ont annoncé comme l’avenir de l’univers Marvel : le Royaume Quantum. Ce royaume est peuplé de tardigrades terrifiants et troublants, de miroirs ? Chemins ? Vortex temporels ?… On en vient à se demander si chaque dimension parallèle n’est pas plus belle que la nôtre.

 

Beaucoup de questions demeurent à propos d’Ava et de son passé et comment sa vie croise celle de Hank Pym. Qui est Elihas Starr dans l’univers Marvel et le reverra-t-on ? Que faisait-il en construisant son propre tunnel quantique ? La relation d’Ava avec le Dr Bill Foster (Laurence Fishburne) est un peu floue, mais la fin laisse la plupart de ces questions assez ouvertes pour que nous nous demandions si nous la reverrons dans de prochains films.

Ant-Man est la Guêpe est fondamentalement un film sur la relation père-fille : Hank et Hope, Scott et Cassie, Foster comme père de substitution pour Ava. Ces duos ne sont pas tous des bienfaiteurs mais ils nous ont conquis. Quelques-uns des meilleurs passages du film résident dans ces moments de tendresse entre ces paires.

 

Ant-Man et la Guêpe est ludique et digne des suites Marvel. Mais les enjeux ne sont pas aussi élevés que pour Infinity War lorsqu’il fallait se précipiter pour rester vierge de tout spoiler. Même si vous ne le voyez pas le weekend de sa sortie, rien ne pourra venir gâcher le fun. Est-ce que nous retournerons voir Ant-Man est la Guêpe ? Absolument. Est-ce qu’il faut le voir avant Captain Marvel et Avengers 4 ? Oui, à 100%.

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Source : https://www.cnetfrance.fr/news/critique-et-avis-ant-man-et-la-guepe-ne-revolutionne-pas-marvel-mais-on-se-marre-bien-39870546.htm#xtor=RSS-300021