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Android : gare aux infections pornographiquement transmissibles

Android : gare aux infections pornographiquement transmissibles

Si vous possédez un terminal Android, réfléchissez à deux fois avant de regarder du porno.

La société russe de cybersécurité Kaspersky Lab a découvert qu’au moins 1,2 million d’utilisateurs d’Android sont tombés sur des logiciels malveillants (malwares) cachés dans du porno en 2017, explique-t-elle dans un rapport publié ce mercredi 31 janvier 2018. Cela représente 25,4% des 4,9 millions de personnes ayant rencontré des malwares avec leur téléphone Android l’année dernière.

L’utilisation du porno pour inciter des victimes potentielles à cliquer sur des logiciels malveillants est une astuce assez courante. En 2017, un groupe de pirates informatiques a employé de fausses applications pornographiques pour dévaliser 892 000 dollars à plus d’un million de propriétaires de smartphones Android, et 90 000 bots ont spammé Twitter avec du porno menant à un site frauduleux. En fait, les premiers virus utilisant le porno comme appât seraient apparus en ligne presque en même temps que les contenus pour adultes, d’après les chercheurs. 

Un appât, 23 types de malwares

Sur ordinateur, Kaspersky a également débusqué 300 000 malwares pornographiques, mais c’est un chiffre bien faible par rapport à ce que les chercheurs ont découvert sur smartphone. Ces derniers ont trouvé pas moins de 23 types de logiciels malveillants spécifiques à Android et ayant recours au porno, dont des ransomwares et des chevaux de Troie conçus pour mettre le sabot sur vos cartes bancaires ou vous faire souscrire de faux abonnements. Google n’a pas souhaité commenter cette étude, qui n’inclut pas les appareils sous iOS.

https://i1.wp.com/www.cnetfrance.fr/i/edit/2018/01/gettyimages-porn.jpg?w=1170 

La majorité des programmes malveillants repérés était de type cheval de Troie « clicker ». Ces logiciels ouvrent des pages Internet et cliquent sur des publicités à l’insu de la victime, ce qui permet aux pirates d’empocher une petite somme à chaque publicité cliquée tout en vidant la batterie et en consommant les données mobiles du terminal ciblé. Dans l’un des cas cités par Kaspersky, le cheval de Troie a utilisé 100Mo de données et vidé complètement la batterie de la victime en une nuit. 

Surfez couverts

La société de cybersécurité explique que dans bien des cas, ces logiciels ont été téléchargés à partir de sites pornographiques, mais elle en a également trouvé dans de fausses applications et dans des lecteurs vidéo. De leur côté, les ransomwares s’infiltrent via de fausses applications pornographiques et modifient le code PIN du mobile ciblé jusqu’à ce que la victime paye les pirates. « Le plus effrayant avec les ransomwares mobiles, c’est qu’ils changent au hasard le code PIN de l’appareil. Donc même si l’utilisateur arrive à l’effacer, le téléphone restera bloqué », écrit Kaspersky sur son blog.

Les applications permettant d’accéder à des contenus pour adultes sont interdites sur le Google Play Store. Le géant américain a annoncé mardi avoir supprimé 700 000 applications qui ne respectaient pas sa politique en 2017. Selon Kaspersky, beaucoup d’applications malveillantes proviennent de magasins alternatifs, c’est pourquoi la firme recommande de s’en tenir aux sources officielles comme le Google Play Store. Et puis, évitez d’aller sur des sites pour adultes en lesquels vous n’avez pas totalement confiance, c’est plus prudent.

Crédit image principale : Kaspersky LAB 

Source : http://www.cnetfrance.fr/news/android-gare-aux-infections-pornographiquement-transmissibles-39863538.htm#xtor=RSS-300021